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La modélisation des compétences en littératie médiatique multimodale en contexte numérique (#LMM) a récemment été mise à jour. Vous pouvez trouver ci-dessous la nouvelle version qui est mobilisée dans les fiches Pratiques. Compétences génériques Il s’agit de compétences qui viennent à mobiliser des connaissances sur les genres textuels, qu’il s’agisse de genres numériques ou non. […]
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Un article de la revue Revue de recherches en littératie médiatique multimodale, diffusée par la plateforme Érudit.
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Le but de cet article est de présenter le point de départ d’une réflexion sur les théories et les pratiques en culture numérique – autour des enjeux associés à la transition numérique de la littérature québécoise –, notamment à travers des exemples de projets mis en œuvre grâce au partenariat Littérature québécoise mobile (LQM). Ce partenariat a été financé par le Conseil de recherche en sciences humaines du Canada pour une période de 5 ans (2019-2024). Il trouve sa raison d’être dans la volonté commune des chercheuses et chercheurs universitaires, des institutions et des organismes culturels et littéraires impliqués (plus de 25 partenaires), d’explorer et d’accompagner la transformation des pratiques d’écriture et de lecture, d’édition et de diffusion en contexte numérique, sur un plan critique, mais surtout sur un plan pratique, en travaillant avec les intervenants du milieu pour développer des stratégies et des postures adaptées au nouvel environnement et ainsi soutenir la transition numérique de milieux culturels. Le partenariat se déploie en deux volets : un volet littéraire, qui s’ouvre sur deux pôles distincts, le pôle Montréal et le pôle Québec, permettant ensemble de couvrir le plus grand nombre d’activités littéraires et d’intervenants du Québec; et un volet éducation, préoccupé par les formes de la littératie contemporaine et par la transformation des pratiques d’édition, de médiation et de réception en littérature numérique jeunesse.<p><br></p><p></p><p>Abstract</p><p>The purpose of this article is to present the starting point for a reflection on theories and practices in digital culture—around the issues associated with the digital transition of Quebec literature—, particularly through examples of projects implemented through the Littérature québécoise mobile (LQM) partnership. This partnership was funded by the Social Sciences and Humanities Research Council of Canada for a period of 5 years (2019-2024). It finds its raison d'être in the common will of university researchers, institutions, as well as cultural and literary organizations (more than 25 partners) to explore and accompany the transformation of writing and reading, publishing and distribution practices in a digital context, on a critical, but above all a practical level, by working with contributors in the field to develop strategies and positions adapted to the new environment and thus support the digital transition of cultural environments. The partnership is divided into two components: a literary component, which opens into two distinct poles, the Montreal and Quebec City poles, which together cover the largest number of literary activities in Quebec; and an educational component, concerned with forms of digital literacy and the transformation of publishing, mediation and reception practices in digital children and youth literature.
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Alors qu’au Québec le taux d’équipement technologique des foyers et des lieux d’apprentissage se développe de manière exponentielle et que les usages des technologies par les jeunes connaissent depuis plusieurs années une augmentation constante, peu de maisons d’édition jeunesse ont véritablement franchi le pas dans l’exploration des potentiels du numérique à destination des jeunes publics. Ainsi, aujourd’hui, rares sont les propositions éditoriales numériques jeunesse québécoises dépassant le simple livre numérique homothétique ou en format Epub. De surcroît (cause ou conséquence?), les propositions éditoriales numériques et interactives disponibles sur ce marché rencontrent un succès commercial très modéré, alors même qu’elles nécessitent le plus souvent des structures de production lourdes et coûteuses. Dans le cadre de cette recherche ethnograhique de nature interprétative et compréhensive, je m’intéresse particulièrement à la production et la diffusion par des maisons d’édition québécoises de livres-applications pour la jeunesse, soit des œuvres littéraires numériques multimodales destinées aux jeunes publics, offertes sous forme d’applications mobiles et assorties de fonctionnalités interactives. Mon objectif est d’identifier, expliquer et analyser les enjeux rencontrés par les maisons d’édition québécoises souhaitant franchir le pas de la production de livres-applications pour la jeunesse, et ce, de l’idéation à la mise en marché, afin de proposer des pistes de solution pertinentes pour mieux les y accompagner. Suite à près de 18 mois de participation observante de la production et la mise en marché d’une série de livres-applications pensés et produits par la maison d’édition Fonfon interactif (2016), à la réalisation d’entretiens avec dix personnes ou équipes issues de la chaîne du livre, de la production numérique et de la recherche, et enfin à l’examen de documents et d’artéfacts, j’ai pu identifier une série d’enjeux rencontrés par les maisons d’édition québécoises. Ces enjeux se divisent en deux grandes catégories : d’une part, des enjeux liés à l’appropriation des métiers, savoirs et culture numérique par les maisons d’édition; d’autre part, des enjeux liés à la mise en marché des livres-applications pour la jeunesse au Québec. Dans la première catégorie, plusieurs enjeux ont été identifiés : l’apparition de nouveaux rôles et savoir-faire au sein des équipes de travail, complexifiant la gestion par les maisons d’édition; la nécessité pour ces maisons d’acquérir des savoirs techniques en numérique; la nécessité d’acquérir une culture du numérique; le besoin de compréhension et d’encadrement du personnel d’édition en fonction du numérique; et enfin la nécessité de composer avec de nouvelles temporalités de travail. Par ailleurs, de l’analyse de cette première catégorie d’enjeux a émergé un rôle hybride mais essentiel, celui de « passeuse ou passeur numérique », une personne possédant des connaissances issues d’au moins deux des différents domaines concernés (édition, numérique, recherche) et étant en mesure de « traduire » les différents langages et réalités coexistant dans les équipes de production et de mise en marché. Dans la seconde catégorie, plusieurs enjeux ont aussi été identifiés : l’existence de freins techniques liés aux différents supports d’exploitation; une grande difficulté d’accès à la distribution au sein des collectivités; la nécessité de repenser les modèles d’affaires; une saturation des espaces numériques, ainsi que le manque d’antennes de promotion et de recommandation des productions québécoises pour la jeunesse; et enfin la difficulté d’accéder aux espaces traditionnels de découvrabilité du livre pour les maisons souhaitant développer des livres-applications pour la jeunesse. À la lumière de ces découvertes, une série de pistes de solution ont été dégagées pour soutenir le développement futur des livres-applications pour la jeunesse au Québec : soit la mise sur pied de formations initiales et continues pour le personnel; la création de cellules d’accompagnement incluant édition, numérique et recherche; le développement d’outils d’accès et de recommandations institutionnels pour les publics, la mise en œuvre de projets en convergence papier/numérique et enfin le développement d’un incubateur spécifiquement dédié à l’innovation en édition au Québec. _____________________________________________________________________________ MOTS-CLÉS DE L’AUTEUR : livre-application, production numérique jeunesse, édition numérique, multimodalité, enjeux de production, enjeux de mise en marché.