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Résultats 99 ressources
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"Le Québec s’inscrit dans un contexte particulier où la production des connaissances sur et par les femmes et les personnes non binaires noires et racisées est invisibilisée et où celles-ci sont sous-représentées dans les milieux de recherche. Partant de ce constat, le projet PARR (Promotion des Actrices Racisées en Recherche), affilié à l’organisme Relais-femmes, vise à comprendre quels sont les obstacles structurels auxquels font face les femmes et les personnes non binaires noires et racisées impliquées en recherche partenariale et quelles sont les stratégies individuelles et collectives, actuelles et envisagées, pour les surmonter et pour se préserver soi et ses communautés d’appartenance. Pour le faire, le projet PARR emploie une méthodologie qualitative par/pour/avec et s’appuie sur vingt entrevues semi-dirigées et deux groupes de discussion avec des femmes et des personnes non binaires noires et racisées ayant été impliquées dans des projets de recherche partenariale au sein de la province du Québec.
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Qu’elles se réalisent dans le contexte du travail rémunéré ou dans la vie personnelle, ces tâches se révèlent complexes, voire parfois impossibles à articuler entre elles. La charge mentale affecte plus fortement les femmes1 qui assument une part plus importante dans les tâches domestiques et le soin aux proches. En collaboration avec des représentantes de groupes communautaires et de la société civile concernés par l’équité de genre et la justice environnementale, cette synthèse des connaissances porte sur la charge mentale et ses effets sur la santé des femmes. Quatre messages clés sont à retenir : 1) Les effets de la charge mentale sur la santé des femmes sont nombreux; 2) Il importe de comprendre la charge mentale comme un construit complexe et multifacettes afin de développer des interventions durables et équitables ; 3) Le travail associé à la charge mentale est « invisible » en raison de la gestion émotionnelle et morale et du travail cognitif qu’il comporte, et parce qu’il n’est pas reconnu ou non comptabilisé dans l’économie de marché néolibérale; 4) Les manifestations de la charge mentale prennent des formes différentes qu’il importe d’analyser avec une approche féministe intersectionnelle. Cinq axes regroupant des recommandations et des pistes de solution sont proposés. Axe 1 : Reconnaître la nature complexe de la charge mentale et ses stéréotypes associés. Axe 2 : Soutenir le travail de care dans les milieux de travail. Axe 3 : Améliorer les services de soins et de soutien à la famille offerts à la population et offrir un accès équitable à ces ressources. Axe 4 : Prendre en compte la charge mentale dans les politiques publiques et créer les instances pour assurer des actions de prévention en temps de crise. Axe 5 : Inciter et normaliser le travail de care assumé par les hommes.
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Ce rapport présente les résultats d’une étude menée depuis 2020 afin de mettre en lumière la place des femmes dans le secteur. Cette étude a été dirigée par Joëlle Bissonnette, pour et avec la collaboration de la Fondation Musicaction et grâce à l’appui du Gouvernement du Canada. Au terme de cette vaste étude, plus de 600 témoignages ont pu être recueillis et analysés. Ceux-ci ont permis de relever les défis particuliers rencontrés par les femmes dans le secteur et de faire ressortir des pistes de solution pouvant favoriser leur épanouissement professionnel. Les pistes de solution dégagées reflètent les besoins exprimés par les participantes, des femmes de tous les corps de métier, et les recommandations qu’elles ont formulées pour répondre aux défis soulevés. En somme, ces résultats peuvent servir de coffre à outils pour inspirer toutes les parties prenantes du secteur, selon leur champ d’action respectif, et ainsi stimuler une meilleure inclusion des femmes dans l’industrie canadienne francophone.
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Ce guide, publié en février 2022, s’adresse à tous les organismes communautaires francophones dans la Région du Grand Toronto. L'objectif ici est de trouver des solutions pour répondre à l’ampleur des problèmes psychosociaux et des limites liées à l’offre en santé et en services sociaux pour les personnes LGBTQI+ francophones noires immigrantes d'origine africaine et caribéenne vivant à Toronto. Ces populations, quand elles font partie de la diversité sexuelle et de genre, en plus d’être issues de minorités ethnoculturelles et de vivre en situation linguistique minoritaire, font face à une double, voire triple, stigmatisation. Pour permettre de lutter efficacement contre les problèmes de santé mentale que vivent ces personnes, FrancoQueer, en collaboration avec OCASI, a initié une enquête dont le but était de mettre sur pied un guide pratique dont les recommandations permettront de contribuer à l’amélioration des techniques d’intervention pour mieux satisfaire au bien-être en santé mentale des personnes noires francophones immigrantes appartenant à la diversité sexuelle et à la pluralité des genres. Les bénéficiaires de services ayant participé au projet s’identifient comme lesbiennes, gaies, bisexuelles, transgenres, queers, ou encore masisi (terme utilisé en Haïti pour désigner des personnes trans ou homosexuelles). Des membres du personnel d’organisations communautaires francophones du réseau d'OCASI ainsi que les membres du personnel de FrancoQueer ont également participé au projet.
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Ce cahier présente un premier état des lieux du développement inclusif par le genre (DIG) et brosse le portrait des sources de données internationales et institutionnelles existantes et accessibles au sujet du développement inclusif afin d’outiller l’Observatoire et de soutenir ses partenaires dans leur volonté de se saisir de cette problématique de l’égalité et de participer concrètement aux défis qui en découlent. En répertoriant les sources de données existantes, en analysant leurs caractéristiques et leurs lacunes ainsi qu’en identifiant les angles morts dans la couverture des dimensions inégalitaires persistantes au sein des secteurs clés du DIG (milieux économiques, systèmes éducatifs, domaine de l’enseignement supérieur et de la recherche ), nous cernons des enjeux qui sont au cœur de la mission de l’Observatoire.
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Le Comité Leclerc (CL) du Centre des femmes de Laval (CFL) est devenu au fil des trois dernières années un réel groupe d’action sociale pour favoriser la solidarité auprès des femmes détenues et contrer la détention des femmes. Dans le but d’améliorer ses pratiques féministes intersectionnelles et de les faire connaître, le CFL a réalisé une recherche avec une équipe de chercheures de l’UQAM pour décrire et documenter les pratiques de groupe et d’action collective du CL.
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Les femmes expertes en environnement sont-elles sous-représentées dans les médias écrits québécois❓ C’est pour répondre à cette question que le Réseau des femmes en environnement a réalisé une étude exploratoire sur le sujet. Dans le cadre de cette étude : ➾ La littérature et les données récentes sur le sujet ont brièvement été explorées; ➾ 125 articles québécois tirés de la revue de presse produite par Copticom pour sa communauté de pratique en communication climatique ont été analysés ; ➾ Dix entrevues individuelles ont été menées auprès de journalistes et de femmes expertes souvent citées dans les médias relativement à des enjeux environnementaux ou de santé. Le Réseau a été accompagné dans cette démarche par Selma Vorobief, conseillère en évaluation participative et en recherche-action.
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This report provides a comprehensive picture of acute multidimensional poverty to inform the work of countries and communities building a more just future for the global poor [...]
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Alors que le monde apprend à vivre avec le COVID-19, à « reconstruire en mieux » et est mobilisé pour sortir de la crise actuelle, le nouveau « Plan féministe » d’ONU Femmes fournit une feuille de route visionnaire mais concrète visant à placer l’égalité des sexes, la justice sociale et la durabilité au centre de la relance et de la transformation. Le COVID-19 a révélé et aggravé les inégalités et rappelle à quel point les économies et les démocraties du monde sont insoutenables et fragiles. La crise met également en garde contre les changements climatiques et la dégradation de l'environnement imminents. Ceci a créé à la fois le besoin et l’opportunité de repenser les politiques économiques et sociales et de réévaluer ce qui doit être priorisé. Le « Plan féministe » cartographie les politiques ambitieuses et transformatrices relatives aux moyens de subsistance, aux soins et à l'environnement qui sont nécessaires pour construire un avenir plus équitable et durable. Pour y parvenir, il appelle à des approches politiques spécifiques au contexte, à des stratégies politiques adaptées et à un financement. Le plan identifie les leviers clés qui peuvent créer un changement ainsi que les actrices et acteurs aux niveaux mondial, national et local qui doivent prendre des mesures pour avancer vers cette vision.
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La deuxième enquête nationale portant sur l’homophobie, la biphobie et la transphobie dans les écoles au Canada, menée par des chercheur.euse.s de l’Université de Winnipeg et de l’Université du Manitoba en partenariat avec Egale Canada, offre aux preneur.euse.s de décisions au pays les preuves statistiques dont ils et elles ont besoin pour développer et mettre en œuvre des politiques spécifiques pour la communauté 2SLGBTQ. L’enquête se concentre sur les écoles intermédiaires et secondaires, spécifiquement les années 8 à 12. Elle suit la première enquête nationale lancée en 2008 et est un outil inestimable pour les éducateur.trice.s, les administrations scolaires, les élèves, les parents, les administrations gouvernementales et les universitaires.
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La criminalisation de la violence conjugale est un phénomène relativement récent au Québec comme ailleurs au Canada. Aussi, les réponses du système de justice à ce problème social ont évolué et se sont transformées dans les dernières décennies. On observe à cet égard un recours de plus en plus grand à la mesure 810 du Code criminel (C.cr.) dans les situations de violence conjugale. Cette mesure, aussi appelée « engagement de ne pas troubler l’ordre public », permet d'obtenir une ordonnance judiciaire obligeant un individu, dans la présente étude un auteur de violence conjugale, à contracter un engagement de ne pas troubler l’ordre public et d’avoir une bonne conduite pour une période maximale de 12 mois. Toutefois, son utilisation en matière de violence conjugale, tout particulièrement dans les situations où des comportements peuvent faire l’objet d’une poursuite riminelle, donne lieu à plusieurs questionnements, parfois des critiques. Dans tous les cas, le point de vue des femmes victimes de violence quant à cette mesure n’a que très peu été documenté. Cette recherche souhaite, entre autres, pallier cette lacune