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Cette recherche a pour objectif d'observer la représentation du lien entre la fluidité de genre et la fluidité sexuelle. Cette observation permet de construire un portrait plus fin des procédés qui régissent la construction sociale. Nous prenons la série télévisée United States Of Tara comme canevas afin de décortiquer la façon dont le personnage navigue à travers des contraintes discursives et sociales, tout en nous permettant de d'entamer une réflexion déconstructive une matrice rigide et naturalisante. Ce mémoire s'appuie sur des théories sociologiques et féministes queer, dans le cadre de la sexologie et d'études féministes. Nous traitons d'influence des médias sur la formation des normes, de théorie de genre et stéréotypes de genre, d'orientations sexuelles et de leurs dimensions. Ces différentes dimensions se retrouvent dans la fluidité de genre et la fluidité sexuelle, et interagissent de façon à se coconstruire. Nous avons étudié 11 épisodes de la série United States Of Tara, en prenant les verbatims de ces épisodes puis en faisant une analyse thématique de ces verbatims. Pour cette étude, nous avons développé un modèle inspiré de Butler, ainsi que Gagnon et Simon. Il se dégage deux grands axes de notre analyse. Premièrement, Tara utilise des expressions genrées en fonction du contexte et des contraintes hétéronormatives. Deuxièmement, la fluidité sexuelle du personnage est décortiquée en relation avec ses expressions genrées. Le tout représente l'expérience de chacun dans une matrice rigide qui nécessite que le sujet s'adapte aux contraintes du système. Nous permettons ainsi d'améliorer la visibilité des représentations non binaires, tout en offrant de nouveaux outils discursifs afin d'appréhender les concepts hétéronormatifs. MOTS-CLÉS DE L’AUTEUR : queer, genre, normes, représentations, médias, féminisme, sociologie
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Cette étude sexologique sur la construction sexuelle identitaire se déroule à l'Île de La Réunion, qui présente des spécificités en tant que territoire postcolonial francophone, avec des formes résurgentes d'oppression structurelles dans l'organisation sociétale, ainsi qu'une forte prégnance des pratiques religieuses. De ce fait, les construits sociaux délimitent les interactions sociales au sein d'une population dont le métissage, visible de prime abord, laisse penser que La Réunion serait l'archétype de tolérance dans une société rêvée. L'étude vise à comprendre comment les personnes qui se définissent comme homosexuel-le-s ou bisexuel-le-s peuvent construire leur identité sexuelle dans ce contexte insulaire ultrapériphérique. De type qualitatif, l'étude s'appuie sur un échantillonnage non probabiliste, composé de douze participant-e-s recrutés en boule de neige, donnant lieu à une collecte de données à partir d'entrevue individuelles semi-dirigées. Les récits recueillis indiquent que les personnes adoptent comme stratégie identitaire, au moment où elles découvrent leur attirance sexuelle pour l'autre de même sexe, le déni de soi en gardant le secret absolu sur ce qu'elles éprouvent, et ce, même si elle ont ressenti du plaisir lors de cette découverte. La détermination de soi se fait au travers d'un long cheminement, avant de passer à l'affirmation de soi. La construction identitaire sexuelle des personnes homosexuelles ou bisexuelles est jalonnée de réactions homophobes provenant de leurs familles, de leurs ami.e.s et de leur environnement en réponse à l'expression de leur identité sexuelle. Les stratégies adoptées, tout au long de leur construction identitaire, ont pour fonction de gérer les tensions qui découlent des attentes et des attributions identitaires en conflit avec leurs ressentis, leurs désirs, ainsi que le besoin de reconnaissance sociale de leur identité sexuelle. ______________________________________________________________________________ MOTS-CLÉS DE L’AUTEUR : Construction identitaire sexuelle, coming out, homosexualité, bisexualité, hétérosexualité, stratégies identitaires, La Réunion.
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Sexuality education in Australian schools continues to struggle in its ability and willingness to address many of the broader social issues associated with sexuality, such as the needs of gay, lesbian, bisexual, transgendered, intersex and queer (GLBTIQ) students. Studies involving teachers have demonstrated that a reticence on their part to teach GLBTIQ-inclusive sexuality education is driven by a lack of training in handling ‘sensitive’ issues, a fear of backlash and confusion over their obligations under relevant departmental policies. This reticence may, in part at least, stem from a commonly held inference that the inclusion of queer sexualities is inherently ‘controversial’. There appears to be a tendency for curricula and government directives to ‘juggle’ principles of social justice for marginalised sexualities with ‘risk management’ policies, which seek to screen course content for potential ‘controversy’. Much of this controversy has its roots in the language and rhetoric used to describe and discuss issues dealt with in sexuality education curricula. The paper demonstrates, through the process of ‘languaging’, how the language and rhetoric of controversy and sexuality can be exposed so that they may be better addressed through policy and government directives.
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This article focuses on sexualities in the USA that exist within the border between heterosexuality and homosexuality. I first examine the usefulness of applying borderland theory to non-gay/non-straight sexualities such as queer and bisexual. I then give an ethnographic analysis of sexual self-identities on the borders, shedding light on how participants envisioned labels such as ‘pansexual,’ and ‘heteroflexible.’ Finally, I explore the ways that the sexual borderlands became tangible in Lexington, Kentucky at certain events and locations. Throughout, I highlight the ways that the sexual borderland touches on all sexualities, as individuals knowingly cross, inhabit, or bolster sexual identity borders.
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Research on lesbian and bisexual women has documented various biological and behavioral differences between butch and femme women. However, little research has examined whether differences exist in sexual identity development (i.e., the coming-out process). The present study examined longitudinally potential butch/femme differences in sexual identity formation and integration among an ethnically diverse sample of 76 self-identified lesbian and bisexual young women (ages 14–21 years). A composite measure of butch/femme identity classified 43% as butch and 51% as femme. Initial comparisons found butch/femme differences in sexual identity (i.e., nearly all butches identified as lesbian, but about half of femmes identified as bisexual), suggesting the need to examine this confound. Comparisons of lesbian butches, lesbian femmes, and bisexual femmes found that lesbian butches and femmes generally did not differ on sexual identity formation, but they differed from bisexual femmes. Lesbian butches and femmes had sexual behaviors and a cognitive sexual orientation that were more centered on women than those of bisexual femmes. With respect to sexual identity integration, lesbian butches were involved in more gay social activities, were more comfortable with others knowing about their homosexuality, and were more certain, comfortable, and accepting of their sexual identity than were bisexual femmes. Fewer differences were found between lesbian femmes and bisexual femmes or between lesbian butches and lesbian femmes. The findings suggest that sexual identity formation does not differ between butch or femme women, but differences are linked to sexual identity as lesbian or bisexual. Further, the findings that lesbian femmes sometimes differed from lesbian butches and at other times from bisexual femmes on sexual identity integration suggest that neither sexual identity nor butch/femme alone may explain sexual identity integration. Research examining the intersection between sexual identity and butch/ femme is needed.