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Cet article propose une réflexion sur la manière dont les actes et savoir-être musicaux, médiatisés par les tambours, peuvent nourrir une éthique relationnelle entre partenaires autochtones et non autochtones, dans un contexte de recherche collaborative. L’article se base sur des recherches menées avec la Première Nation des Ilnuatsh de Mashteuiatsh. L’étude de leurs tambours, appelés teuehikan, a permis d’interroger et d’analyser des principes relatifs au respect, à l’attention et à la réciprocité. À travers ces principes, l’article revient sur les reconfigurations éthiques, méthodologiques et épistémologiques que la relation au teuehikan permet de conceptualiser. Il interroge plus spécifiquement comment la relation que les Ilnuatsh entretiennent avec le teuehikan s’inscrit au sein d’une éthique de l’attention dont les principes sont susceptibles de nourrir nos propres pratiques de recherche.
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La chanson populaire constitue un moyen privilégié pour faire changer les perceptions et revoir l’image que nous avons construite des Premiers peuples et elle permet de redéfinir les relations entre Autochtones et Allochtones. C’est ce que démontre un parcours de la chanson populaire québécoise de 1960 à 2019, qu’il s’agisse de chansons d’Allochtones (Gilles Vigneault, les Séguin), de chansons d’Autochtones, surtout à partir du succès de Kashtin au début des années 1990, de Chloé Sainte-Marie qui choisit de chanter en innu-aimun, ou du métis Samian dans les années 2000 qui multiplie les collaborations, pour arriver à l’émergence d’une chanson autochtone au Québec.
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Since the 1990s scholars, teachers, and policy makers have debated over the importance of culturally grounded or culture-based education (CBE) approaches in primary and secondary programmes. For Indigenous communities, CBE methods are often regarded as decolonising tools that support linguistic and sociocultural revitalisation efforts. A majority of Indigenous educational projects have prioritised teaching language above other cultural components, such as music, which has largely been overlooked as a powerful tool due to the pervasive assumption that traditional musical practices rely on the language to survive. This article explores how cultural components have a symbiotic rather than a hierarchical relationship, focusing on the interdependence between language and music. Based on ethnographic fieldwork and observations with four Indigenous language immersion teachers, I argue that music is a linchpin pedagogical tool that promotes intergenerational interactions, builds social relationships, and facilitates the daily use of language in and outside the classroom.
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Among the forms of oral history, the song, within the Inuit culture, was general practice and quite versatile. Inheriting this tradition, the contemporary Inuit song has risen in popularity starting in the 1970’s and has not diminished since. Within the literary field, the lyrics to the Inuit songs demonstrate a remarkable vitality in which the author-composers explore various aesthetics, navigate languages and transmit a part of their culture. Taking into consideration the historical context, this article aims to reflect on the formal evolution of the modern Inuit song and examine the relations that are maintained through more traditional portrayals. Finally, the ultra-contemporary body of musical works in Nunavik is notable for being particularly trilingual yet reveals an upsurge of texts in Inuktitut. What significance will this have on the overall discourse?
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Le powwow compte parmi les pratiques culturelles les plus importantes de l’autochtonie nord-américaine, et constitue une pratique artistique en pleine expansion : alors que le powwow existe depuis le XIXe siècle dans le sud-ouest des États-Unis, de nombreuses communautés du sud-est canadien (essentiellement dans les provinces de l’Ontario et du Québec) ont investi cette forme culturelle dans les dernières décennies. L’étude présentée dans ce texte se penche sur ce phénomène des powwows du sud-est canadien, en s’attardant à la fois à la dimension de transferts culturels qui le définit, et à la dimension politique qui y est sous-jacente. Nous nous pencherons pour ce faire sur la définition et les influences autochtones aux origines du powwow contemporain, sur la géographie de ce que les praticiens qualifient de « retour des traditions, et sur la structuration géoculturelle des powwows du sud-est, parmi lesquels nous distinguerons le powwow ojibway (région ontarienne du nord des Grands Lacs), le powwow haudenosaune (péninsule de Niagara et vallée du Saint-Laurent), et le powwow est-algonquien (Outaouais, Haute Mauricie, Lac Saint-Jean).
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Fiddle music and dancing have formed a major component of the social lives of the Algonquian First Nations Cree population living in the James Bay region of Ontario and Québec since the instrument and its associated repertoire were introduced to the region by British (and most notably Scottish) employees of the Hudson’s Bay Company who travelled across the Atlantic on ships from the late 17th to the 20th century. Based on archival research and ongoing fieldwork in the region since 2011, this article aims to explore this transatlantic musical migration from the British Isles to James Bay and the reshaping of Scottish fiddle music and dance through indigenization and incorporation into the Cree cultural milieu. By examining this area of cultural flow, the article seeks to engage with current themes in ethnomusicology on the subject and add to the growing body of knowledge surrounding them.
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An article from Inter, on Érudit.
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This article presents popular Innu musical expressions as voices that serve to reaffirm Innu identity and revitalize Innu society and culture. These songs in the Innu language are inspired by various musical trends such as country, rock, folk and pop, as well as Innu, Pan-Indian, Christian and Quebecois traditions. They have been created, practiced and renewed since the second half of the twentieth century, accompanying the often radical events, movements and transformations that have marked Innu social and cultural life. Contemporary Innu youth, like their predecessors, are the primary conveyers of this expressive movement which they use to participate in the daily life of their communities, and reaffirm their identity, their experiences and their preoccupations, thus contributing to the revitalization of their world and the Innu “way of being”. We present some of the singers, groups and songs that are representative of contemporary Innu musical expression and who have had a significant impact within their society. This provides a sensitive understanding of the context, the significance and the power of these expressions.
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À travers l’expérience d’un groupe de joueurs de tambour de la communauté atikamekw de Wemotaci, cet article montre comment de jeunes autochtones négocient le changement dans un con- texte social et culturel en pleine mutation. La pratique contemporaine du tambour est révélatrice de transformations et de persistances culturelles véhiculées par la jeunesse : valorisé dans de nombreuses communautés, le tambour s’inscrit dans un processus plus large de convocation culturelle qui a pris naissance dans la communauté de Wemotaci dans les années 80. À côté de la responsabilité culturelle que cette pratique implique, les membres du groupe revendiquent aujourd’hui une responsabilité professionnelle intervenant tout autant dans leur expérience et dans leur représentation de ce que signifie être jeune et atikamekw aujourd’hui. Les dispositions musicales, les lois du marché, le respect des contrats, les négociations et les conciliations liées à la professionnalisation se positionnent donc aux côtés des savoirs locaux persistant dans le contexte contemporain.
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The problematic issue of the relations between Europeans and North American Aboriginal peoples has been widely studied during the twentieth century, but the European influence on native musical practices has not yet been explored as a general rule, nor in particular with regard to how their instruments were created and used. The voice, that manifestation of object-body-person, and its musical usage in song is without doubt the best documented musical fact in the narratives of the voyages of the civil and military officers of the New World. The historical ethnological study presented here is an initial analysis of ancient texts written between 1524 and 1800, whose purpose is to identify the changes that may have appeared in the instrumental and vocal cultures, which were closely linked to the musical art of the various Native peoples. A comparison of the collected data reveals a variety of trends in the development of native practices. In addition to these results, the work on native musical issues conducted by researchers since the end of the nineteenth century provides confirmation that in some cases acculturation and its symptoms became evident only in the nineteenth and twentieth centuries. Résumé La problématique des relations entre les Européens et les peuples autochtones d’Amérique du Nord a fait l’objet de nombreuses études au XXe siècle, mais l’influence des Européens sur les pratiques musicales amérindiennes n’a pas encore été mesurée de façon générale ni particulièrement en ce qui a trait à la fabrication et l’usage des instruments. La voix, manifestation de l’objet-corps humain, et son utilisation musicale, le chant, constituent sans doute la portion du fait musical la mieux documentée dans les récits de voyages et la corres pondance des officiers civils et militaires du Nouveau Monde. L’étude d’ethnologie historique présentée ici jette un premier regard sur des textes anciens écrits entre 1524 et 1800, afin de cerner les changements qui ont pu apparaître au sein des cultures instrumentale et vocale, très liées dans l’art musical des différents peuples autochtones. La confrontation des données recueillies permet de dégager des tendances dans l’évolution des pratiques. À ces résultats s’ajoutent les travaux sur les questions musicales amérindiennes menés par des chercheurs depuis la fin du XIX e siècle, qui viennent confirmer dans certains cas que l’inculturation et ses symptômes se sont manifestés seulement aux XIXe et XXe siècles.
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This article explores issues raised in interviews with traditional and contemporary Native American musicians and recording artists of the 1990s. It exemplifies how they view their roles vis à vis traditional gender structures and community obligations, how they draw upon different media to communicate their messages, and how they use their work as a form of social action. Their narratives reveal a wide variety of strategies by which they negotiate the double consciousness and multiple relationships of their lives, balancing historically rooted values and traditions with modern ones. I attempt to develop a feminist interpretation that is respectful of the cultural values these women expressed in their conversations with me.