Votre recherche
Résultats 7 ressources
-
Dans les années 1980, après ses études auprès de Gilles Tremblay, Isabelle Panneton fait la rencontre de Philippe Boesmans lors d’un passage du compositeur belge à Montréal. Impressionnée par sa musique, elle se rendra en Belgique pour y suivre des leçons de composition avec lui de 1984 à 1987. Cette période sera déterminante pour la compositrice, ouvrant toute grande la porte à l’émergence de sa personnalité musicale. Ce texte retrace les moments forts du passage d’Isabelle Panneton chez le compositeur belge et met en lumière les liens qui les unissent, en guise de prélude à l’analyse de son trio Les îles pour violon, violoncelle et piano.
-
Comment le fait d’être métis égypto-québécois·e influe-t-il sur ma manière de composer, d’écrire, de dessiner ? Et le fait d’être queer, neurodivergent·e, pauvre, ou encore d’avoir souffert de troubles de santé mentale ? Autrement formulé : comment, à partir d’une posture intersectionnelle, peut-on s’inscrire dans un cadre artistique donné et communiquer nos codes à un public qui ne les possède majoritairement pas ? Comment parler de ma voix propre, particulièrement minoritaire, afin d’éviter que d’autres s’approprient ma réalité ? Voilà les questions principales qui sont abordés dans cet article où je présente mon travail où partitions graphiques, poésie et arts visuels ont constitué le socle de ma démarche artistique au fil de plus d’une décennie de création. Pour y répondre, j’aborderai certains concepts-clés (intersectionnalité, tiers-espace, etc.) centraux dans ma réflexion, deux projets qui adressent de front ces questions et réalités, et, surtout, de nombreuses digressions proposant des bribes d’imaginaires les sous-tendant. Les projets abordés sont d’abord mon premier opéra, Le Désert mauve, d’après un texte éponyme de Nicole Brossard — chef-d’oeuvre des littératures lesbiennes, queers et québécoises. Puis le spectacle L’Outre-rêve et plus spécifiquement ma pièce L’amour des oiseaux moches, commande de l’Ensemble contemporain de Montréal (ECM+), où mes mots, ma musique et mes visuels donnent vie à quatre personnages imbus de réalisme magique (Djinn, Louve, Vieux Clown et Eunuque que j’aime) par l’entremise de pièces pour voix, scie musicale, accordéon et orchestre.
-
An article from Circuit, on Érudit.