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Résultats 5 ressources
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C’est là un ouvrage de référence qui présente la recherche sur la musique, les genres et les sexualités, et plus largement la vie musicale non dominante au Québec depuis le dernier quart du XIXe siècle jusqu’à aujourd’hui. Issu des travaux réalisés en 202-2022 par le pôle universitaire DIG! Différences et inégalités de genre dans la musique au Québec (D!G), un réseau interdisciplinaire et intersectoriel qui réunit les chercheur·ses, publics, artistes et autres professionnel·les de la musique qui s’intéressent à cette thématique, l’ouvrage comprend une revue de la littérature et une bibliographie de plus de 800 ressources scientifiques.
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Une troupe de théâtre musical en tournée, ce n’est pas une première. Une troupe de théâtre musical, composée majoritairement de drag queens, jouant un texte original écrit par l’une d’elles et soutenue par un groupe de musique et des danseurs, ça, c’est une première !
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The 1920s have been touted as the golden era of jazz and Black history in Montréal. Similarly, the decade is well known for the Harlem Renaissance, a key moment in African American art history. Yet this period in Black Canadian art histories remains largely unknown. As a first step toward shedding some light on this period in Black Canadian art history, I propose to use what I term a Black feminist art-historical (bfah) praxis to discuss some visual art practices undoubtedly active alongside well-known jazz musicians and cultural producers in 1920s Montréal. This paper presents an overview of critical race art history and feminist art history, as well as Black feminist approaches to visual representation, to outline what might be considered four tenets of bfah praxis. Applying these tenets, I propose that a new art history may emerge from well-known art objects and practices as well as lesser-known ones. I posit that through a deliberately bfah approach, new meanings emerge and the voices of Black women, even when obstructed by mainstream white narratives, may begin to stand out and shed light upon a variety of histories. This praxis aims to underline the subtext lurking at the edges of these images and to make intangible presences visible in the archive and in art history. I propose bfah as a strategy for more nuanced discussion of the work of Black Canadian artists and histories that have by and large been left out of official records.
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Le blackface minstrelsy, qui a vu le jour dans le nord-est des États-Unis dans les années 1820 et 1830, mettait en scène des artistes blancs, principalement des hommes, qui franchissaient les frontières raciales en imitant des Afro-Américains avec la musique, l’humour et la danse prétendument « authentiques », courants dans les plantations du sud. Dans les années 1860, les Afro-Américains nouvellement émancipés se produisaient également sur scène en blackface. À la fin du XIXe siècle, cependant, les acteurs noirs ne se grimaient plus en noir, mais ils devaient toujours perpétuer les stéréotypes de la plantation. Ces troupes étaient dirigées par des directeurs noirs et blancs qui présentaient leurs spectacles comme « authentiques » et « nostalgiques ». Ces éléments du spectacle de minstrel noir — surtout ses représentations soi-disant « réelles » du Sud des États-Unis et de l’esclavage dans les plantations — ont trouvé un écho auprès du public canadien. Ils constituent donc une autre perspective d’approche — en dehors des politiques d’immigration et Jim Crow de facto — pour expliquer la présence du racisme et de la xénophobie anti-Noirs au Canada à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle. En examinant le contenu de la minstrelsy noire, le rôle joué par les directeurs dans ses productions et la promotion dans les journaux, cet article soulève des questions sur l’étendue à laquelle les Canadiens ont été historiquement complices du dénigrement des Noirs.
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La parolière d’Ordinaire et du Mur du son, c’est elle. La muse du jeune Charlebois, c’est encore elle. La metteure en scène de spectacles mythiques (Magie rose, J’ai vu le loup, le renard, le lion) et d’innombrables galas, c’est toujours elle. « Elle », c’est Mouffe, figure légendaire du Québec en marche, née Claudine Monfette, alouette ! Diplômée de l’École nationale de théâtre, interprète de chansons en duo et de rôles d’ingénue, éternelle tête chercheuse, semeuse de bonnes idées et mentore de la relève, elle a contribué à faire de notre milieu artistique ce qu’il est. Journaux personnels de Mouffe, entrevues avec celle-ci mais aussi avec sa famille, ses amis, ses collègues : Carmel Dumas a remonté pendant plus de dix ans le fil de cette vie palpitante et trace ici le portrait d’une femme omniprésente et effacée, fantaisiste et sage. Une vieille âme enveloppée de candeur, extraordinaire survivante.