Votre recherche
Résultats 16 ressources
-
C’est là un ouvrage de référence qui présente la recherche sur la musique, les genres et les sexualités, et plus largement la vie musicale non dominante au Québec depuis le dernier quart du XIXe siècle jusqu’à aujourd’hui. Issu des travaux réalisés en 202-2022 par le pôle universitaire DIG! Différences et inégalités de genre dans la musique au Québec (D!G), un réseau interdisciplinaire et intersectoriel qui réunit les chercheur·ses, publics, artistes et autres professionnel·les de la musique qui s’intéressent à cette thématique, l’ouvrage comprend une revue de la littérature et une bibliographie de plus de 800 ressources scientifiques.
-
The 1920s have been touted as the golden era of jazz and Black history in Montréal. Similarly, the decade is well known for the Harlem Renaissance, a key moment in African American art history. Yet this period in Black Canadian art histories remains largely unknown. As a first step toward shedding some light on this period in Black Canadian art history, I propose to use what I term a Black feminist art-historical (bfah) praxis to discuss some visual art practices undoubtedly active alongside well-known jazz musicians and cultural producers in 1920s Montréal. This paper presents an overview of critical race art history and feminist art history, as well as Black feminist approaches to visual representation, to outline what might be considered four tenets of bfah praxis. Applying these tenets, I propose that a new art history may emerge from well-known art objects and practices as well as lesser-known ones. I posit that through a deliberately bfah approach, new meanings emerge and the voices of Black women, even when obstructed by mainstream white narratives, may begin to stand out and shed light upon a variety of histories. This praxis aims to underline the subtext lurking at the edges of these images and to make intangible presences visible in the archive and in art history. I propose bfah as a strategy for more nuanced discussion of the work of Black Canadian artists and histories that have by and large been left out of official records.
-
La parolière d’Ordinaire et du Mur du son, c’est elle. La muse du jeune Charlebois, c’est encore elle. La metteure en scène de spectacles mythiques (Magie rose, J’ai vu le loup, le renard, le lion) et d’innombrables galas, c’est toujours elle. « Elle », c’est Mouffe, figure légendaire du Québec en marche, née Claudine Monfette, alouette ! Diplômée de l’École nationale de théâtre, interprète de chansons en duo et de rôles d’ingénue, éternelle tête chercheuse, semeuse de bonnes idées et mentore de la relève, elle a contribué à faire de notre milieu artistique ce qu’il est. Journaux personnels de Mouffe, entrevues avec celle-ci mais aussi avec sa famille, ses amis, ses collègues : Carmel Dumas a remonté pendant plus de dix ans le fil de cette vie palpitante et trace ici le portrait d’une femme omniprésente et effacée, fantaisiste et sage. Une vieille âme enveloppée de candeur, extraordinaire survivante.
-
Né il y a 40 ans de la collaboration entre Michel Berger et Luc Plamondon, le phénomène Starmania est probablement le plus grand succès musical franco-québécois. Outre les Français Daniel Balavoine et France Gall, la distribution originale réunissait quatre immenses interprètes d’ici : Claude Dubois, Diane Dufresne, Fabienne Thibeault et Nanette Workman. La carrière de chacun a été marquée par cette aventure qui a aussi laissé sa trace indélébile dans notre imaginaire collectif. Fabienne Thibeault, qui avait 26 ans à l’époque, nous fait partager cette épopée dans l’intimité du couple formé par Michel Berger et France Gall chez qui elle a vécu à Paris. Pour compléter son récit, elle se remémore des anecdotes personnelles et donne la parole aux artisans moins connus (choristes, doublures, musiciens) de cette réalisation magistrale qui surprend toujours par son actualité.
-
This dissertation maps the interaction between jazz, identity, modernity and nation during the so-called "golden age" of jazz in Montreal (1925-1955). Drawing on the fields of musicology, women's studies (black feminist theory and feminist research methods in particular), critical dance studies, and cultural studies, this project provides a critical re-writing of the history of Montreal jazz, one which acknowledges various roles that racialized and ethnicized women played in the shaping of modern identities, pleasures and sounds in Quebec. Montreal's particular status as a "showtown" makes it a rich laboratory to study the collaborative creative relationships between jazz music and dance on the black variety stage in the first half of the twentieth century. I also map the specific parameters that articulate the discursive relationship between jazz and vice, in particular as these relate to the gendered and racialized embodiment of morality in interwar Quebec. Finally, this dissertation produces the first extensive biographical accounts and critical listening of several prominent Montreal-based female jazz artists, including pianists Vera Guilaroff and Ilene Bourne, all-girl groups such as The Spencer Sisters and the Montreal Melody Girls Orchestra, black women performers such as Tina Baines Brereton, Bernice Jordan Whims, Marie-Claire Germain, Mary Brown, Natalie Ramirez, as well as piano teacher Daisy Peterson Sweeney and dance teachers Ethel Bruneau and Olga Spencer Foderingham.
-
: Taking Elin Diamond’s and Rebecca Schneider’s recent work in drama and performance studies as a starting point, this essay looks at two eras of burlesque in Montreal—the 1940s-50s and 2012—tracing a shifting landscape of popular entertainment, politics, religion, and social attitudes toward female sexuality. There is a central question underlying this examination: Why burlesque? Why now (or, rather, again?). I argue that burlesque offers an archive that evokes a different, more glamorous history than the one passed down to women by second-wave feminism. Burlesque also provides an alternative to popular culture’s commodification of female sexuality, technology’s mediation of social life, and heteronormative culture’s privatization of sexuality, giving women—and men—a stage on which to make fun of our cultural fixation with sex and the female body. Both nostalgically looking back and eagerly reaching for the new, neo-burlesque repeats the past as it simultaneously reinvents it.
-
Centring the voices and experiences of trans identified people as experts on their own lives and agents of change, Trans Activism in Canada opens up a dialogue between scholars and community members in an effort to improve the lives of sex and gender variant people
-
De Louise Belhumeur, née à Shawinigan, élevée à Montréal et étudiante à l'École nationale de théâtre elle est devenue Louise Forestier, grande artiste ayant louvoyé toute sa vie entre chanson, théâtre, cinéma, radio et télévision. Dans son autobiographie qu'elle qualifie d'autoportrait, Louise Forestier se raconte avec générosité et franchise. Ses rencontres, ses triomphes et ses défaites ainsi que les moments déterminants de la vie d'une femme sensible et d'une artiste passionnée. Celle qui a connu le succès avec entre autres l'Osstidcho, Demain matin, Montréal m'attend, Starmania, IXE-13, Les Ordres et son rôle dans Le Négociateur a su toujours se renouveler avec audace, humour, créativité et authenticité. Nous la suivons de son enfance, au sein d'une famille pas toujours facile, à ses amours tumultueuses, à son état de mère absente, de femme déterminée à vaincre la dépression, à celle qui a vécu des heures de gloire professionnelle nombreuses. Un voyage au centre des événements culturels qui ont marqué le Québec et notre histoire collective et qui incluent des gens comme Robert Charlebois, Yvon Deschamps, Mouffe, Ginette Reno, Les Cyniques, Isabelle Boulay et Zachary Richard. Un récit touchant, dans lequel la femme artiste laisse libre cours à ses pensées, à ses souvenirs et à sa passion.
-
Fabienne Thibeault retrace les péripéties de sa légende familiale, aux sources de son ascendance canadienne française, dans le Charlevoix de son enfance. Fille de maçon, petite-fille de cultivateurs, fille de la ville, petite-fille de la campagne, elle relate le destin de ses grands-parents, oncles et tantes, nombreux cousins et cousines, tous incarnant avec force un peuple qui s'est forgé à travers une vie âpre, une foi simple et l'amour de la musique.Autour de la figure très aimée de son père, la chanteuse ressuscite le Québec d'autrefois, terre de pionniers, de mariniers et de bûcherons. Une ode à la nature et à des figures inoubliables. Plus tard ses parents s'installent dans les quartiers ouvriers de Montréal, où elle grandit. Dans les années 1970, la jeune fille, qui se destine à la pédagogie, chante aussi avec sa bande, sa «gang de chums». Découverte par Luc Plamondon, elle est choisie pour l'un des premiers rôles de Starmania, qui se monte à Paris. Choc des cultures, rencontre avec des stars, Michel Berger et France Gall notamment, elle dévoile les coulisses de cet opéra-rock devenu un spectacle-culte.Tragique, drôle, tendre, corrosif, ce récit foisonnant dessine aussi le portrait d'une femme entière, originale, que la France a adoptée et à qui le public est fidèle depuis trente ans.
-
Issue d'une famille de musiciens, Nanette Workman chante sur scène - devant 300 personnes ! - dès l'âge de quatre ans. Le lieu : Jackson, dans le Mississippi. Suivront de nombreuses performances dans des pièces scolaires et des spectacles pour amateurs. Tout naturellement, Nanette s'inscrit en musique à l'Université de Southern Mississippi.Soudain, son univers bascule…En 1964, Nanette se retrouve sur Broadway dans une comédie musicale qui fera le tour des États-Unis. Elle rencontre alors Tony Roman, qui l'invite à partager la scène avec lui à l'occasion d'une tournée au Québec. Pour Tony, la jeune femme a le talent et les capacités pour entreprendre une carrière internationale. La chanteuse ne parle pas français, mais les Québécois l'adorent et l'adoptent ! Son séjour se prolonge… Nanette devient une vedette. S'installe entre elle et le public québécois une fidélité qui dure encore aujourd'hui.Mais la jeune Américaine a la bougeotte. On la retrouve en Grande-Bretagne, où elle travaille avec les Rolling Stones, Peter Frampton, John Lennon et plusieurs autres figures incontournables du rock britannique. Ensuite, elle part en France, où elle chante avec Johnny Hallyday et l'accompagne dans une tournée mondiale. Elle revient au Québec juste à temps pour enregistrer Lady Marmelade. D'autres succès s'ajouteront à cette liste…Tout au long de sa carrière, Nanette Workman a été le témoin privilégié de l'évolution de la musique populaire et l'une de ses dignes représentantes, ici et à l'étranger. Dans cette biographie, Nanette se livre sans retenue, avec chaleur et émotion, mais aussi avec beaucoup d'humour : ses échecs, ses succès, ses amours tumultueuses - avec Johnny Hallyday notamment -, sa descente dans l'enfer de la drogue, ses liens avec le crime organisé, la violence dont elle a été victime dans ses relations avec les hommes, sa fascination pour les armes à feu et le… bouddhisme, sans oublier l'accident tragique qui a failli lui coûter la vie.Au final, ce livre relate le parcours inusité mais palpitant d'une femme exceptionnelle, qui n'hésite pas à tout dévoiler…
-
Un article de la revue Jeu, diffusée par la plateforme Érudit.
-
Le quartier chaud de Montréal a fait couler beaucoup d'encre, mais sa culture de cabaret n'a jamais été examinée dans la perspective des artistes transsexuelles et travesties qui l'ont rendu si populaire. Par le biais des récits provenant des danseuses elles-mêmes, Viviane Namaste peint un portrait honnête de quatorze transsexuelles - danseuses, chanteuses, magiciennes ou effeuilleuses - et jette un regard dans les coulisses du monde dans lequel vivent et travaillent ces hommes devenus femmes. Les années soixante et soixante-dix ont été des décennies de changement social au Québec. C'était du spectacle! raconte l'histoire de la première génération de transsexuelles ayant subi une chirurgie d'inversion de sexe. Namaste examine les conditions de travail dans les cabarets, la prostitution, les abus de pouvoir des policiers à l'égard des transsexuelles, le rôle du crime organisé dans la vie nocturne de la ville et l'accès aux soins de la santé. C'était du spectacle! offre un rare survol de la culture urbaine de Montréal, présenté dans ses propres mots par l'une de ses plus importantes communautés artistiques.