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C’est là un ouvrage de référence qui présente la recherche sur la musique, les genres et les sexualités, et plus largement la vie musicale non dominante au Québec depuis le dernier quart du XIXe siècle jusqu’à aujourd’hui. Issu des travaux réalisés en 202-2022 par le pôle universitaire DIG! Différences et inégalités de genre dans la musique au Québec (D!G), un réseau interdisciplinaire et intersectoriel qui réunit les chercheur·ses, publics, artistes et autres professionnel·les de la musique qui s’intéressent à cette thématique, l’ouvrage comprend une revue de la littérature et une bibliographie de plus de 800 ressources scientifiques.
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Longtemps dénigrée par une certaine élite et plus ou moins ignorée des ouvrages sur la chanson, Mary Travers Bolduc (1894-1941) est aujourd’hui considérée comme étant la première autrice-compositrice-interprète, ainsi que la toute première vedette de la chanson populaire québécoise. À une époque où les femmes bénéficient de peu ou pas d’autonomie, sa carrière semble à la fois une anomalie et un exploit. Cependant, l’image de la femme indépendante qui gère sa carrière et organise ses tournées apparaît en contradiction avec les chansons où elle reste fidèle aux valeurs traditionnelles de sa génération et de son public quant au rôle de la femme dans la société. Réécouter les chansons de Mme Bolduc et parcourir les archives permettent de mieux comprendre qui était celle que l’on surnommait « La Bolduc », — à la fois femme, épouse et mère, ainsi qu’artiste autodidacte et « reine de la chanson comique », à mi-chemin entre le folklore et la chanson populaire —, et aident à la compréhension de ce pourquoi sa réception critique a été aussi longtemps mitigée. On peut également mieux mesurer la valeur de son oeuvre en lien avec la société dans laquelle elle a évolué, ainsi qu’émettre le constat que la condescendance de certains à son égard au cours de sa carrière, tout comme le silence qui a suivi son décès, relèvent de préjugés ; non pas parce qu’elle était une femme, mais à cause de la classe sociale à laquelle elle appartenait et dont elle a été le miroir. Ce n’était pas tant le propos de ses chansons qui dérangeait mais bien son niveau langue, le ton parfois grivois et le style de sa musique, ce qui a pourtant garanti son succès auprès des spectateurs. Sa réhabilitation au cours des années 1960, dans le contexte d’une revalorisation du folklore et de l’âge d’or de la chanson joualisante, s’explique par l’évolution de l’horizon d’attente et du goût du public.
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An article from Magazine Gaspésie, on Érudit.
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Un article de la revue Magazine Gaspésie, diffusée par la plateforme Érudit.
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In the 1930s, Mary Travers wrote folk songs dealing with the thorny issue of the working poor during hard times. A self-styled “woman at the service of the community”, she focused on those who lost their jobs as a result of the economic crisis. Heeding tradition, she lauded the work of famers whom she perceived as the mythical representatives of an idealised “old era”. How did she reconcile her songs praising tradition with an increasingly industrial labour market ? How did she react to women entering the workforce ? What did she think of government actions in the face of dwindling employment and pressing poverty ? Did she consider herself to be a career woman, what with hers being the first successful recordings of Quebec folk songs ? Confronting or buttressing established taboos such as those about women in the workforce, she wrote songs reflecting those societal issues prevalent at the time. Yet, she set herself apart both through her trade as a songwriter and her depiction of it. The economic situation in the province of Quebec influenced how labour was perceived, and her writings, favouring the standpoint of a working woman from the lower classes where employment is a matter of both survival and pride, echoed this perception with originality. A sociological and critical analysis of her songs illustrates the societal discourse on labour that prevailed during hard times.
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This article offers a portrait of Francine Brunel-Reeves, an independent researcher who has followed an exceptional course throughout her active life. It begins with a short biography of this artist, perfomer, educator and independant researcher who has split her life between France, Québec and the United States of America. The second section describes the current state of her work and the theoretical approaches that have delineated her research not only in the field of ethnology, but also in anthropology, musicology and mythology.
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Ce mémoire de maîtrise intitulé Lire Mary Travers (La Bolduc). Chansons et représentations sociales dans le Québec des années 1930 a pour objet les dimensions sociales, historiques et idéologiques que les textes de La Bolduc prennent en écharpe et transforment. S'intéressant à la totalité des chansons écrites par Mary Travers entre 1927 et 1939, l'étude offre une analyse détaillée de la représentation de la société québécoise de l'entre-deux-guerres portée par son œuvre. C'est par le bais de l'analyse littéraire, de la cantologie et de la sociocritique que ces chansons humoristiques racontant la vie quotidienne et la misère des petites gens sont interprétées. Une attention particulière est portée au genre « chanson », à la narrativité, au registre linguistique, à l'humour, à la représentation des femmes et aux dérives idéologiques observées dans son répertoire. Par l'étude des chansons énumératives, des dialogues chantés et des autres ballades créées par Mary Travers, le mémoire rend compte de la mesure de l'inscription sociale de l'écriture de cette chansonnière et folkloriste populaire.
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Le présent mémoire porte sur les changements dans les représentations sociales de l'enfant, à l'intérieur du récit de la chanson québécoise. Le corpus de cette partie du discours culturel occupée par la chanson étant très vaste, nous avons limité notre recherche à l'étude des textes des chansons de Madame Bolduc et de Gilles Vigneault. Ces deux auteurs ont en commun le fait d'avoir amorcé leur carrière en des périodes particulièrement significatives de l'évolution de la société québécoise, soit la Crise de 1929 et la Révolution tranquille. Ces deux contextes socioéconomiques très typés nous ont permis d'aborder notre sujet de recherche dans une perspective diachronique. Au départ, nous posons l'hypothèse que l'enfant, représenté dans les chansons de Madame Bolduc, est un être que nous qualifions de subsumé, et que celui qui est représenté dans les chansons de Gilles Vigneault est un être que nous qualifions de sui generis. Pour faire la démonstration de cette hypothèse, notre mémoire se présente en deux grandes parties subdivisées en quatre chapitres. La première partie s'élabore autour des discours social et culturel et autour des rôles familiaux. Le premier chapitre aborde la chanson à travers les concepts de discours social, d'intertextualité , d'acceptabilité et de performance. On y retrouve aussi une mise en contexte des principaux artisans de la chanson québécoise ainsi que des outils de diffusion de cette chanson et ce, pour chacune des deux périodes étudiées. Dans le chapitre 2, en parlant des rôles familiaux et des relations parents/enfants, nous jetons un regard sur la famille et l'enfant au Québec. La deuxième partie de notre ouvrage s'intéresse directement aux chansons de Madame Bolduc et de Gilles Vigneault. Le chapitre 3 nous présente un panorama de la vie de Madame Bolduc ainsi qu'une analyse des représentations sociales de l'enfant et de la famille dans les textes de ses chansons. Cette présentation se répète au chapitre 4 mais , cette fois, relativement à Gilles Vigneault. Notre conclusion traite, dans une perspective diachronique, des changements dans les représentations sociales de l'enfant entre les chansons de Madame Bolduc et celles de Gilles Vigneault. Comme le soulevait notre hypothèse de départ, cette étude nous a permis de conclure que l'enfant, représenté dans les textes des chansons de Madame Bolduc, est un être subsumé et que, à l'opposé , les textes des chansons de Gilles Vigneault nous présentent un enfant sui generis.
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La chanson, comme toutes les formes d'expression, s'inspire largement de la quotidiennete, elle subit donc inevitablement l'influence de la realite urbaine qui, depuis le debut du XX$\sp{e}$ siecle, occupe une place preponderante dans la societe quebecoise. La ville est tout d'abord percue de facon negative par des gens qui se sont exiles de la campagne afin de pouvoir survivre; lentement, elle devient un espace essentiel dont on subit l'influence. Le but de ce memoire est de dresser, dans un premier temps, un portrait de l'evolution de la notion d'urbanite et des valeurs qui s'y rattachent dans la chanson quebecoise, puis, dans un deuxieme temps, de decrire le processus de modification de la perception de la ville dans l'imaginaire quebecois, des annees 1930 aux annees 1990.
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Madame Bolduc, Paroles et musiques. L'intégrale. Oui, cet ouvrage est plus que nécessaire pour raconter l'histoire musicale de cette Gaspésienne qui, avec sa musique à bouche, sa guimbarde, son humour, sa vivacité et sa turlute, a su conquérir le Québec et l'espace et le temps...
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La vie de la célèbre chanteuse étudiée dans le contexte social de son temps. C'est toute la première moitié du 20e siècle qui revit à travers l'histoire de cette Gaspésienne, qui s'exile à Montréal à l'âge de 13 ans. C'est aussi une partie de l'histoire de la chanson populaire québécoise qui nous est relatée à travers le vécu de la Bolduc
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Cinquante ans après son décès, le nom de madame Bolduc demeure toujours présent dans la tête et dans le cœur des amateurs de la bonne chanson québécoise. Qui peut se vanter de connaitre la vraie nature de celle qu'on appelait familièrement La Bolduc et qui anima pendant des années les salles de spectacles, les fêtes et les soirées de chez nous? Tant de rumeurs ont circulé qu'elles sont devenues légendaires. Une chose est sûre, La Bolduc a su mener de front une double carrière: celle de musicienne et de chanteuse, et celle de mère de famille, innovant ainsi pour l'époque. Et elle a su capter et traduire en chansons - comme peu d'autres ont réussi à le faire - le climat politique et social du Québec d'alors, n'hésitant pas à caricaturer les mieux nantis pour prendre le parti des petites gens. L'auteur a consacré plus de six ans de sa vie à retracer les grandes lignes de la carrière artistique et de la vie familiale de cette figure légendaire de la chanson québécoise. Ce qu'il a découvert, c'est un beau roman d'amour, qu'il nous livre ici en primeur. Pierre Day est réalisateur à Radio-Canada.
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La tryannie des censeurs a étouffé la chanson traditionnelle sous les voiles de la moralité. Si elle ne peut renaître vive et provoquante dans les parcs des cités, qu'on lui arrache au moins ces suaires. Parodiant ces vierges imputrescibles que la dévotion vénère, on verra que la brunette chanson porte encore un sourire qui gagne jusqu'à la fossette du menton. Encore un peu qu'elle siffflerait son âne pour répondre à la'ppel de la cornemuse.
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La parution d'un recueil consacré tout entier au répertoire d'une chanson traditionnelle constitue une première dans l'édition de la chanson populaire d'ici. Doanld Deschênes nous présente quatre-vingt-dix des plus belles chansons de la gaspésienne Angelina Paradis-Fraser, venant de la mémoire des temps. Les lecteurs dégusteront toute l'atmosphère chaude et accueillante dont ces chansons ont pu s'imprégner, avec un petit arrière-goût de golfe et de sapin et le mûrissement que trois cents ans en sol québécois et acadien ont pu leur conférer.
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Dans cette étude, nous considérons le répertoire de madame Bolduc comme manifestation culturelle soumise à une dynamique historique, dotée d'un sens global à travers lequel on peut déceler les éléments originaux de l'identification d'un groupe social. Au premier chapitre, les chansons sont définies en tant que manifestation du folklore urbain afin d'en déterminer l'aire culturelle et le potentiel collectif. Le deuxième chapitre offre un inventaire thématique des chansons et le troisième chapitre aborde l'analyse de l'univers culturel des chansons. C'est à ce niveau que s'établit l'état de congruence entre les valeurs véhiculées dans les chansons et les conditions de vie imposées aux classes populaire dans les années '30.
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