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C’est là un ouvrage de référence qui présente la recherche sur la musique, les genres et les sexualités, et plus largement la vie musicale non dominante au Québec depuis le dernier quart du XIXe siècle jusqu’à aujourd’hui. Issu des travaux réalisés en 202-2022 par le pôle universitaire DIG! Différences et inégalités de genre dans la musique au Québec (D!G), un réseau interdisciplinaire et intersectoriel qui réunit les chercheur·ses, publics, artistes et autres professionnel·les de la musique qui s’intéressent à cette thématique, l’ouvrage comprend une revue de la littérature et une bibliographie de plus de 800 ressources scientifiques.
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The singer-songwriter's heartfelt memoir about growing up in a bohemian musical family and her experiences with love, loss, motherhood, divorce, the music industry, and more. Born into music royalty, the daughter of folk legends Kate McGarrigle and Loudon Wainwright III and sister to the highly-acclaimed and genre-defying singer Rufus Wainwright, Martha grew up in a world filled with such incomparable folk legends as Leonard Cohen; Suzzy Roche, Anna McGarrigle, Richard and Linda Thompson, Pete Townshend, Donald Fegan, and Emmylou Harris. It was within this loud, boisterous, carny, musical milieu that Martha came of age, struggling to find her voice until she exploded on the scene with her 2005 debut critically acclaimed album, Martha Wainwright, containing the blistering hit, 'Bloody Mother F*cking Asshole,' which the Sunday Times called one of the best songs of that year. Her successful debut album and the ones that followed such as Come Home to Mama, I Know You're Married But I've Got Feelings Too, and Goodnight City came to define Martha's searing songwriting style and established her as a powerful voice to be reckoned with. In her memoir, Stories I Might Regret Telling You, Martha digs into the deep recesses of herself with the same emotional honesty that has come to define her music. She describes her tumultuous public-facing journey from awkward, earnest, and ultimately rebellious daughter, through her intense competition and ultimate alliance with her brother, Rufus, to the indescribable loss of their mother, Kate, and then, finally, discovering her voice as an artist. With candor and grace, Martha writes of becoming a mother herself and making peace with her past struggles with Kate and her former self, finally understanding and facing the challenge of being a female artist and a mother. Ultimately, Stories I Might Regret Telling You offers readers a thoughtful and deeply personal look into the extraordinary life of one of the most talented singer-songwriters in music today.
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Dans ce texte est proposée une « lecture du genre » (Boisclair 2002) des oeuvres de Philémon Cimon (L’été, Les femmes comme des montagnes), Pierre Lapointe (Pierre Lapointe, Sentiments humains) et Ariane Moffatt (Aquanaute, Le coeur dans la tête, Tous les sens). L’étude des chansons contenues sur ces albums prend pour point de départ une interrogation des subjectivités genrées de ces trois artistes, entre personne réelle et persona, et montre que ces dernières façonnent leurs compositions. La sollicitation du concept de sexe/genre ouvre dès lors la porte à l’exploration des représentations des identités sexuelles et de genre dans ces chansons, où les identités des artistes se trouvent mises en abîme. En s’intéressant à l’énonciation et au discours (en particulier, au discours amoureux) contenu dans le texte des chansons sélectionnées, il est possible de rendre compte de la reproduction des injonctions à l’hétérosexualité et des poncifs qui cloisonnent le genre, ainsi que des glissements et brouillages qui autorisent des resignifications du genre. Ainsi, chez Cimon, on observe la reconduite du point de vue masculin où la valeur du féminin réside dans sa capacité à émerveiller le sujet et à susciter son désir. À l’opposé, les textes de Lapointe et Moffatt dépeignent des personnages et des récits queer, bien que leur identité queer n’ait pas été revendiquée à l’heure de la parution de leurs oeuvres.
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Un article de la revue Cap-aux-Diamants, diffusée par la plateforme Érudit.
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Longtemps dénigrée par une certaine élite et plus ou moins ignorée des ouvrages sur la chanson, Mary Travers Bolduc (1894-1941) est aujourd’hui considérée comme étant la première autrice-compositrice-interprète, ainsi que la toute première vedette de la chanson populaire québécoise. À une époque où les femmes bénéficient de peu ou pas d’autonomie, sa carrière semble à la fois une anomalie et un exploit. Cependant, l’image de la femme indépendante qui gère sa carrière et organise ses tournées apparaît en contradiction avec les chansons où elle reste fidèle aux valeurs traditionnelles de sa génération et de son public quant au rôle de la femme dans la société. Réécouter les chansons de Mme Bolduc et parcourir les archives permettent de mieux comprendre qui était celle que l’on surnommait « La Bolduc », — à la fois femme, épouse et mère, ainsi qu’artiste autodidacte et « reine de la chanson comique », à mi-chemin entre le folklore et la chanson populaire —, et aident à la compréhension de ce pourquoi sa réception critique a été aussi longtemps mitigée. On peut également mieux mesurer la valeur de son oeuvre en lien avec la société dans laquelle elle a évolué, ainsi qu’émettre le constat que la condescendance de certains à son égard au cours de sa carrière, tout comme le silence qui a suivi son décès, relèvent de préjugés ; non pas parce qu’elle était une femme, mais à cause de la classe sociale à laquelle elle appartenait et dont elle a été le miroir. Ce n’était pas tant le propos de ses chansons qui dérangeait mais bien son niveau langue, le ton parfois grivois et le style de sa musique, ce qui a pourtant garanti son succès auprès des spectateurs. Sa réhabilitation au cours des années 1960, dans le contexte d’une revalorisation du folklore et de l’âge d’or de la chanson joualisante, s’explique par l’évolution de l’horizon d’attente et du goût du public.
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Flamboyante et indépendante, Alys Robi a marqué le Québec en étant sa première star internationale puis en voyant sa carrière s’interrompre brutalement, à vingt-cinq ans à peine, lorsqu’elle est internée contre son gré. Mais au-delà de ces deux grands axes à partir desquels on la raconte toujours, qui était-elle ? Pourquoi a-t-elle été internée ? Pourquoi, surtout, a-t-on oublié à quel point elle a été formidable ?Chantal Ringuet a plongé dans les archives de cette femme qui était sa grand-tante afin d’en brosser enfin un portrait exhaustif et de réhabiliter la mémoire d’une artiste exceptionnelle. Dans cette émouvante biographie qui flirte avec l’essai littéraire, elle nous entraîne dans l’envers du décor, sur les traces de cette diva qui a été tour à tour reine de la chanson, féministe avant l’heure, traductrice littéraire, porte-parole pour la santé mentale, incarnation du kitsch et égérie de la communauté gaie. Une femme qui, malgré les épreuves inouïes qu’elle a affrontées, a poursuivi son chemin la tête haute.
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À l’aube des années 1960, Renée Claude fait ses débuts de chanteuse en interprétant Ferré, Béart et Brassens, mais aussi, et surtout, les siens (Ferland, Léveillée, Vigneault, DesRochers, Lelièvre). Sa rencontre avec l’auteur-compositeur Stéphane Venne, puis son association avec le parolier Luc Plamondon marqueront un point tournant dans sa carrière. Pendant plus d’une décennie, Renée Claude enchaînera les succès. « C’est notre fête aujourd’hui », « Le début d’un temps d’un nouveau », « Le tour de la terre », « Viens faire un tour », « Tu trouveras la paix », « Un gars comme toi », « Ce soir je fais l’amour avec toi » ... Au début des années 1980, alors que d’autres chanteuses de sa génération rendent les armes, Renée Claude connaît une incroyable renaissance avec un cycle d’hommages à Clémence DesRochers, Georges Brassens et Léo Ferré. Offerts aux quatre coins du monde pendant plus de 30 ans, ces spectacles confirmeront son grand talent d’interprète. Grâce à des dizaines d’entretiens, le journaliste Mario Girard retrace le fascinant parcours de plus de 50 ans de cette artiste incomparable. À travers son histoire, il raconte aussi celle du Québec qui a émergé de la Grande Noirceur pour se tailler une identité à sa mesure. Et on peut affirmer que Renée Claude y a largement contribué.
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Cette thèse se propose de faire une analyse du discours sur les représentations du féminin et les implications du sexe/genre dans la chanson québécoise contemporaine, à travers les œuvres et la persona de trois auteur·ice·s-compositeur·ice·s-interprètes (ACI): Ariane Moffatt, Pierre Lapointe et Philémon Cimon. Notre analyse part d’abord du constat que les chansons de Moffatt, Lapointe et Cimon figurent des sujets lyriques, dont la parole et le geste sont modulés par les enjeux énonciatifs que posent le lyrisme. Pour rendre compte de la spécificité de la chanson comme pratique poétique réunissant paroles, musique et interprétation, nous proposons de faire une étude sémantique des chansons pour chacun·e des ACI, en nous attardant dans un premier temps aux questions soulevées par le lyrisme, puis en faisant la somme des aspects relevant du sexe/genre présents dans leurs univers sonores respectifs avec le renfort de la théorie féministe et des études de genre, d’après une perspective postmoderne. Notre lecture cherche à souligner les reconduites et les poncifs liés au féminin, mais également à saisir les propositions et les configurations qui s’écartent des lieux communs, tant pour les modèles féminins valorisés que pour les modèles amoureux et les rapports sociaux de sexe et de genre suggérés par les chansons. La comparaison entre les chansons des trois artistes permet ainsi de dégager des points de convergence, tout en révélant les particularités de leurs œuvres.
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Un article de la revue Cap-aux-Diamants, diffusée par la plateforme Érudit.
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Dix ans après la parution de La renarde et le mal peigné,quatre cents nouvelles lettres échangées entre Gérald Godin (1938-1994) et Pauline Julien (1929-1998) ont été découvertes dans leurs fonds d’archives respectifs. Soixante-dix d’entre elles ont été choisies par Emmanuelle Germain et Jonathan Livernois, dans cette édition qui vient compléter le portrait forgé en 2009. On y retrouvera les débuts de la relation entre le journaliste et la chanteuse, les longues tournées en Europe de Pauline Julien, la maladie de Godin, puis celle, en filigrane, de Julien. De nouveaux aspects apparaîtront également : l’érotisme de plusieurs de leurs échanges ; les rapports d’amitié ; les aléas d’une vie familiale où un jeune homme de vingt-cinq ans doit s’occuper de deux adolescents, alors que Julien doit concilier sa vie professionnelle et sa vie de mère ; l’épuisement des dernières années, tandis que les tournées européennes sont de plus en plus difficiles pour Julien. Les lettres réunies ici permettront également aux lectrices et aux lecteurs de revivre de grands moments de l’histoire québécoise, vue à la hauteur de ses acteurs : le « Vive le Québec libre ! » lancé par Pauline Julien à Niamey, en 1969, interrompant le ministre fédéral Gérard Pelletier ; la crise d’Octobre et l’emprisonnement sur lequel on ne reviendra guère ; la campagne électorale de 1976, l’enthousiasme et la victoire, inattendue ; l’engagement du député puis ministre Gérald Godin. Ce n’est donc pas un hasard si ce petit livre est sous-titré « Fragments de correspondance amoureuse et politique ». La suture des deux univers, de l’intime et du public, de l’amour et du politique, y est plus claire que jamais.
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La chanson québécoise actuelle paraît réconcilier la chanson dite «à texte» et la chanson populaire, comme ce fut le cas pour la chanson engagée des années 1970. Si le thème de l’engagement soutenait plusieurs œuvres chansonnières de cette décennie, celui de la mélancolie semble pouvoir définir une certaine tendance actuelle. Ce mémoire s’intéresse au thème de la mélancolie dans la chanson québécoise contemporaine et plus précisément dans les albums Tu m’intimides de Mara Tremblay, La forêt des mal-aimés de Pierre Lapointe et À Paradis City de Jean Leloup. À la fois auteurs, compositeurs et interprètes, ces trois artistes s’inscrivent dans le champ populaire de la chanson québécoise en créant des œuvres où le texte et la musique mettent la mélancolie en valeur. Dans cette étude, la mélancolie est étudiée en fonction de trois aspects, soit l’être mélancolique, la temporalité mélancolique et l’espace mélancolique. C’est à travers l’exploration de ces trois aspects que sont analysées les chansons du corpus, surtout à partir des textes, mais en considérant aussi certains éléments musicaux.
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Suivant un minutieux choix d'extraits d'entrevues, de spectacles et de photos, puisés à même un colossal et riche fonds d'archives, Pauline Julien, intime et politique nous entraîne dans le sillage de cette femme résolument libre et engagée, figure emblématique de la chanson et d'une époque charnière de l'histoire du Québec.
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Pauline Julien et Gérald Godin ont entretenu une correspondance amoureuse s’étendant sur plus de trente ans, soit de 1962 à 1993. Quelques-unes de leurs lettres ont fait l’objet d’une publication, La Renarde et le mal peigné (Leméac Éditeur, 2009), grâce à Pascale Galipeau, fille du comédien Jacques Galipeau et de Pauline Julien. Mais c’est avant tout le corpus inédit de plus de 400 lettres non reprises, découvertes dans les fonds d’archives à BAnQ, qui feront l’objet de nos recherches. Outre sa « fonction documentaire » (Jaubert, 2010a : 74), cette correspondance permet de voir la mise en scène par laquelle s’élabore la construction du moi de Julien et de Godin. Au fil de leur échange épistolaire, chacun joue sur l’impression qu’il tente de produire sur l’autre, de manipuler la mise en scène du moi qui régule leur interaction amoureuse. Dans l’ensemble des lettres, cette présentation de soi relève d’une complexion plus vaste que celle qui se dégage des choix éditoriaux effectués dans La Renarde et le mal peigné, restreinte à la relation amoureuse. Permettant d’éclairer la relation personnelle entre Julien et Godin, ainsi que leurs trajectoires artistiques respectives, cette correspondance constitue le lieu d’une négociation entre leurs postures publiques (poète journaliste puis ministre et chanteuse engagée) et intimes (homme de lettres au foyer et femme de profession). De fait, même si leurs échanges restent intimes, il y a là une présentation de soi qui se confronte à la nécessité de négocier avec la médiatisation de leur figure publique, celle-ci influençant leur part de contrôle sur la figure intime qu’ils tentent de dessiner dans leur correspondance. Des textes de Ruth Amossy (La présentation de soi. Ethos et identité verbale et Images de soi dans le discours : la construction de l’ethos), d’Anna Jaubert (« L’éthos de l’épistolier au miroir de l’autre ») et d’Arlette Farge (Le goût de l’archive), constitueront les bases théoriques de notre étude.
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Dans ces « fragments de correspondance amoureuse », on découvre Pauline Julien et Gérald Godin comme jamais on ne les avait vus, comme jamais plus on ne les verra. Lui, jeune loup puis loup mature, passionné, dévoué à la cause et amoureux. Elle, mère, chanteuse, absente souvent, incertaine et amoureuse. Elle que le doute assaille, toujours. Lui, de plus en plus sûr. C’est un magnifique tango qui se déroule sous nos yeux, on s’attire et se repousse dans le même paragraphe. Et c’est beau. Que c’est beau! La poésie qui les habite en permanence est suffisante pour rendre n’importe quel esprit jaloux, suffisante pour affadir n’importe quel amour. Pascale Galipeau, fille de Pauline Julien, a dû braver objections et réprimandes pour publier ces lettres. On ne peut que la remercier à genoux et lui baiser les mains de ne pas avoir cédé.