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Les fils de commentaires sur Facebook permettent aux internautes de s’exprimer sur différents enjeux. Dans le cadre de ce mémoire, les fils de commentaires sous des articles médiatiques provenant de trois journaux (Journal de Montréal, Le Devoir et La Presse) trainant de la liste de présumés agresseurs Dis son nom ont été analysés. À partir d’une analyse critique de discours, 201 commentaires en réaction à 13 articles médiatiques ont été étudiés afin de répondre à la question de recherche suivante : « Quelles sont les représentations dominantes des dénonciations de violences à caractère sexuel sur les réseaux sociaux dans les commentaires Facebook en réaction aux publications d’articles médiatiques concernant la liste de potentiels agresseurs Dis son nom ? ». De ce fait, l’analyse critique de discours a permis l’étude des représentations dominantes au sein des commentaires Facebook au sujet des dénonciations de violences sexuelles sur les réseaux sociaux. Les résultats de la recherche ont relevé que les discours ont des perspectives davantage négatives au sujet des dénonciations en ligne et que la majorité de ces commentaires ont été partagés par des internautes identifiés comme hommes. L’analyse a illustré que certains commentaires soulignent une transformation et une déconstruction des discours hégémoniques en matière de genre, en permettant notamment une prise de parole émancipatrice. Néanmoins, la plupart des commentaires reproduisent ces discours hégémoniques. L’analyse a également permis de saisir les rapports de pouvoir présents dans les discours, de relever les implicites, les non-dits et les paradoxes, en plus de certains stéréotypes de genre liés aux violences sexuelles au sein des commentaires. _____________________________________________________________________________ MOTS-CLÉS DE L’AUTEUR : Dis son nom, Facebook, commentaire(s), réseaux sociaux, violences à caractère sexuel, violence(s) de genre, victime(s), #MoiAussi, culture du viol, Analyse critique de discours
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Tenant compte de l’émergence de la parole et de l’écoute libérées par les médias sociaux lors des mouvements MeToo et de la séquence de dénonciations d’agression à caractère sexuel qui s’ensuivit au Québec comme ailleurs en Occident, comment aujourd’hui un projet artistique peut-il participer à l’affranchissement de la parole et du visage des femmes? Ce mémoire-création explore les notions de silenciation et d’invisibilisation des femmes, en même temps que les possibilités pour elles de s’en libérer en reprenant contact avec leur puissance, notamment par un usage conscient des instruments médiatiques que sont le cinéma, la vidéo, la photographie et la transmission audio. Il décrit différentes méthodologies testées par la réalisation de projets au cours du programme de maîtrise, tous cherchant à comprendre comment, par la captation de voix et de visages, il est possible d’offrir aux femmes une opportunité de réappropriation de leur pouvoir individuel et collectif. Cette recherche-création culmine dans une installation vidéographique documentaire réalisée en collaboration avec dix-neuf Montréalaises originaires de dix pays différents, qui permet de faire vivre aux personnes spectatrices une expérience de rencontre et de leur faire prendre conscience du trouble qui habite l’intérieur des femmes, et ainsi possiblement le leur. Ce faisant, l’oeuvre pose la question cruciale de ce que nous ne voyons pas, n’entendons pas, ne ressentons pas ou n’avons jamais voulu voir, entendre ou ressentir. _____________________________________________________________________________ MOTS-CLÉS DE L’AUTEUR : vidéo, documentaire, femmes, silence, parole, écoute, metoo, féminisme, activisme, agentivité.